Nous sommes le 19 Mai 2014.
Après la cessation d’activité dans mon usine de cacahuètes, me voici affecté à une nouvelle tâche.
J'ai trouvé un nouveau job, je vais travailler dans une station essence.
Je travaille donc à Drayton, 20 km de Toowoomba, dans une petite station essence qui fait également grosserie, avec une petite partie restauration avec des plats à emporter, et quelques tables et chaises pour ceux qui souhaitent consommer sur place (Dine-In / Take Away).
Pour les premiers jours, je travaille derrière la caisse, job plutôt tranquille en soit, rien de bien compliqué, encaisser les clients, les servir en cigarettes.
Oui car une chose à savoir ici, il n'y a pas de bureau de tabac comme en France, donc si vous voulez acheter des cigarettes, il faut aller dans les stations essence, les 7Eleven (ou tout autres conveniance store), ou dans les grandes surfaces (Coles, Woolworths).
Mais très vite le patron me fait comprendre qu'une place va se libérer en cuisine pour moi, avec un shift plus important (6j de travail sur 7).
Cela tombe bien j'ai besoin de rentrées d'argent.
D'autant que je viens de m'acheter un véhicule, certes pour 3 fois rien, mais c'est quand même de l'argent qu'il faut amortir.
Voici par ailleurs un cliché dudit véhicule.
Le parfait véhicule de backpacker, vieux, moche et qui fait du bruit,mais qui a énormément de place, (pratique donc pour voyager), et qui marche du tonnerre, un bon vieux V6 3.8L, 177cv ... j'en ai choqué plus d'un avec ce vieux tacot...
Mais je l'aime bien, c'est mon premier véhicule (hormis les véhicules loués), et il me sauve la mise, car avec lui je peux trouver du travail et m'y rendre plus facilement.
Le poste de cuistot est un poste intéressant, j'ai personne derrière le dos, je gère la cuisine à ma manière, je gère les stocks et fais les prises de commande auprès des fournisseurs moi même.
Pas de la grande cuisine bien sûr, on est en Australie, énormément de fritures, (dim sim, spring roll, chicko roll, kabana et j'en passe...) et pas mal de Sandwichs et Burgers en tout genre (plus d'une 20ène à connaître).
Les fameux Bacon&Eggs le matin pour le petit déjeuner, mais également la préparation de Roast Beef, Roast Pork, Corned-Beef, Roast Chicken ce qui avait le mérite de ressembler un peu plus à de la cuisine.
Les horaires 7h-15h30, royal.
En revanche la paie elle, est dégueulasse (je suis payé au black $12/h soit $4.5 de moins que le SMIC). Mais sur le moment plutôt à court financièrement, j'accepte ce job comme dépanne, sachant que je bosse 6j sur 7, cela me permet quand même de rentrer $600/semaine, en me laissant mes après-midis.
A suivre donc.
vendredi 17 avril 2015
mardi 14 avril 2015
Un retour payant sur Toowoomba... Début d'un nouveau boulot
Ms Bond a encore frappé.
Alors que je me prépare à rentrer sur Toowoomba après un week end détente,
je reçois un coup de fil m’annonçant qu'un job m'attend dès le lendemain, il faut pour cela que je passe une "induction" en ligne.
Il s'agit d'un espèce de "concours" d’entrée dans la boite, avec des vidéos et un questionnaire à chaque vidéo.
Il s'agit en fait d'un topo pour s'assurer que je comprenne bien les valeurs de l'entreprise, ce qu'elle attend de moi, quelles sont les consignes de sécurité à respecter.
Nous sommes le 6 Mai 2014:
Dans ma quête des jobs improbables en Australie, me voici donc affecté dans une entreprise de production de cacahouètes, noix de pécan, macadamias etc...
C'est parfait, l'entreprise est à 6km de chez moi, c'est bien payé (je suis à $21/h et $30/h pour les heures sup'), et cela compte pour mon second visa! Une aubaine pour renflouer mon compte en banque!
Aujourd'hui je travaille au "bagging".
Il s'agit en gros de remplir des sacs de 20kgs de macadamias, puis de faire des palettes avec ces sacs. Un boulot d'usine, à la chaine, fatiguant, mais on bosse en extérieur, il fait beau, et ça rapporte alors forcément je prends ça bien.
Premier constat, on parle de "smoko time" ou "tea time", c'est la pause de 20 minutes ( un peu comme notre pause syndicale) où les employés vont fumer leurs clopes (pour les rares personnes qui fument) et boire leurs cafés.
On est en Australie, influence Anglaise, ici 80% des personnes boivent leurs thé avec du lait et du sucre. Pour les 19% restant, café+lait+sucre... je suis le seul à boire un café noir, sans sucre; ça c'est fait.
Après quelques jours au bagging, je passe sur un shift de nuit (qui dit de nuit, dit meilleure paie, $26/h et $45/h pour les heures sup !!!) cette fois-ci je suis affecté à la Cracking Room.
C'est un boulot très simple, où je suis payé à contrôler le bon fonctionnement du processus de craquage des noix de pécan et macadamias qui finiront ensuite dans des sachets vendus en grande surface.
De temps en temps je dois retirer les "déchets", tels que les morceaux de bois éventuels oubliés pendant le Picking (= pendant la récolte).
C'est forcement très bruyant, alors je suis admirablement bien équipé...haha
Cela dit, il y a un avantage, je peux chanter, personne ne m'entendra.
Il faut bien s'occuper les nuits sont parfois très longues!
Mais au final c'est plutôt cool car les soirs où l’activité est faible, nous prenons des pauses à rallonge (des fois quasiment 2h dans mon shift de nuit), être payé à rien faire, le pied.
Nous sommes le 17 Mai 2014 :
Fait intéressant de la soirée, je discute avec un collègue de travail et j'apprends que ce dernier est d'origine de Papouasie-Nouvelle Guinée.
Jusque là, rien de bien extraordinaire, la Papouasie étant très proche de L'Australie. Seulement j'apprends au fur et à mesure de la conversation que ce dernier est le fils du chef d'une très grande tribu. J'ai le droit alors à quelques détails de sa vie, et de comment se passe la vie en général en Papouasie, ce que c'est de vivre en tant que fils d'un chef de tribu, discours très enrichissant.
Il était prédestiné à devenir le chef à son tour, quand viendra la mort de son père, mais il m'a raconté que c’était quelque chose qui ne l'intéressait pas et qu'il a préféré faire sa vie en Australie (à l’époque où il était encore facile pour les Papous de venir ici) car les conditions de vie là-bas sont très difficiles.
En revanche, et ça je peux le comprendre quelque part, son fils de 18ans, qui lui est né en Australie et n'a jamais vécu en Papouasie, rêverait de prendre la succession de son grand-père.
Comme le dit son père, c'est avant tout un fantasme, le fait de s'imaginer devenir chef, adulé par tout une communauté, mais il ne se rend pas compte des conditions misérables dans lesquelles ils vivent, et ce qu'implique d’être chef de tribu (en cas de conflit etc...), car il a toujours vécu ici, avec le confort d'un pays riche.
Après quelques jours de travail dans cette entreprise, il n'y a malheureusement plus de poste à pourvoir pour moi, l’activité étant au minimum en cette période, il va donc falloir rechercher un nouvel emploi...
Alors que je me prépare à rentrer sur Toowoomba après un week end détente,
je reçois un coup de fil m’annonçant qu'un job m'attend dès le lendemain, il faut pour cela que je passe une "induction" en ligne.
Il s'agit d'un espèce de "concours" d’entrée dans la boite, avec des vidéos et un questionnaire à chaque vidéo.
Il s'agit en fait d'un topo pour s'assurer que je comprenne bien les valeurs de l'entreprise, ce qu'elle attend de moi, quelles sont les consignes de sécurité à respecter.
Nous sommes le 6 Mai 2014:
Dans ma quête des jobs improbables en Australie, me voici donc affecté dans une entreprise de production de cacahouètes, noix de pécan, macadamias etc...
C'est parfait, l'entreprise est à 6km de chez moi, c'est bien payé (je suis à $21/h et $30/h pour les heures sup'), et cela compte pour mon second visa! Une aubaine pour renflouer mon compte en banque!
Aujourd'hui je travaille au "bagging".
Il s'agit en gros de remplir des sacs de 20kgs de macadamias, puis de faire des palettes avec ces sacs. Un boulot d'usine, à la chaine, fatiguant, mais on bosse en extérieur, il fait beau, et ça rapporte alors forcément je prends ça bien.
Premier constat, on parle de "smoko time" ou "tea time", c'est la pause de 20 minutes ( un peu comme notre pause syndicale) où les employés vont fumer leurs clopes (pour les rares personnes qui fument) et boire leurs cafés.
On est en Australie, influence Anglaise, ici 80% des personnes boivent leurs thé avec du lait et du sucre. Pour les 19% restant, café+lait+sucre... je suis le seul à boire un café noir, sans sucre; ça c'est fait.
Après quelques jours au bagging, je passe sur un shift de nuit (qui dit de nuit, dit meilleure paie, $26/h et $45/h pour les heures sup !!!) cette fois-ci je suis affecté à la Cracking Room.
C'est un boulot très simple, où je suis payé à contrôler le bon fonctionnement du processus de craquage des noix de pécan et macadamias qui finiront ensuite dans des sachets vendus en grande surface.
De temps en temps je dois retirer les "déchets", tels que les morceaux de bois éventuels oubliés pendant le Picking (= pendant la récolte).
C'est forcement très bruyant, alors je suis admirablement bien équipé...haha
Cela dit, il y a un avantage, je peux chanter, personne ne m'entendra.
Il faut bien s'occuper les nuits sont parfois très longues!
Mais au final c'est plutôt cool car les soirs où l’activité est faible, nous prenons des pauses à rallonge (des fois quasiment 2h dans mon shift de nuit), être payé à rien faire, le pied.
Nous sommes le 17 Mai 2014 :
Fait intéressant de la soirée, je discute avec un collègue de travail et j'apprends que ce dernier est d'origine de Papouasie-Nouvelle Guinée.
Jusque là, rien de bien extraordinaire, la Papouasie étant très proche de L'Australie. Seulement j'apprends au fur et à mesure de la conversation que ce dernier est le fils du chef d'une très grande tribu. J'ai le droit alors à quelques détails de sa vie, et de comment se passe la vie en général en Papouasie, ce que c'est de vivre en tant que fils d'un chef de tribu, discours très enrichissant.
Il était prédestiné à devenir le chef à son tour, quand viendra la mort de son père, mais il m'a raconté que c’était quelque chose qui ne l'intéressait pas et qu'il a préféré faire sa vie en Australie (à l’époque où il était encore facile pour les Papous de venir ici) car les conditions de vie là-bas sont très difficiles.
En revanche, et ça je peux le comprendre quelque part, son fils de 18ans, qui lui est né en Australie et n'a jamais vécu en Papouasie, rêverait de prendre la succession de son grand-père.
Comme le dit son père, c'est avant tout un fantasme, le fait de s'imaginer devenir chef, adulé par tout une communauté, mais il ne se rend pas compte des conditions misérables dans lesquelles ils vivent, et ce qu'implique d’être chef de tribu (en cas de conflit etc...), car il a toujours vécu ici, avec le confort d'un pays riche.
Après quelques jours de travail dans cette entreprise, il n'y a malheureusement plus de poste à pourvoir pour moi, l’activité étant au minimum en cette période, il va donc falloir rechercher un nouvel emploi...
Toowoomba -> Nimbin -> Springbrook National Park -> Surfers Paradise -> Toowoomba
N'ayant plus de boulot depuis peu et un peu de temps à tuer, je décide de me faire un petit road trip dans les environs.
Après mon retour sur Toowoomba, juste le temps de déposer mes affaires dans l'Auberge, et je file chez Avis pour louer une voiture pour le week-end.
Au programme un festival du doux nom de Mardi Grass dans le non moins célèbre village hyppie de Nimbin, puis une marche au Springbrook National Park, puis pour finir l'après midi et la soirée sur Surfers Paradise, sur la Gold Coast.
Nimbin, est un petit village perdu dans les hauteurs de la Rainbow region, à 800 km au Nord de Sydney, depuis Toowoomba où je me situe ce petit village est à environ 400km au Sud. Lieu important de la culture des aborigènes Bundjalung, il est devenu depuis quelques années un lieu mythique où la culture hyppie est mise en avant.
Le village est haut en couleurs, ici c'est ambiance Woodstock des temps moderne avec une ferveur acharnée en faveur de la culture et de la consommation du cannabis.
Elle atteint son apogée de fréquentation lors du festival Mardi Grass* organisé chaque année, début Mai.
(*littéralement le Mardi de l'herbe par analogie homophonique avec la fête traditionnelle du Mardi Gras).
Tout est axé autour du Cannabis, des conférences sont organisées sur les bienfaits de la culture du chanvre, des concerts, défilés, et enfin des concours, il s'agit des Hemp Olympics.
A cette occasion différentes épreuves ludiques ont lieu:
- The Joint Rolling competition: deux catégories pour cette épreuve, celle de la personne qui roulera le joint le plus rapidement et celle de la personne qui roulera le plus joli joint avec autant de feuilles possible en 10 minutes.
- The Bong Throwing competition. Une épreuve de lancer de bangs. Généralement les personnes scandent des slogans à ce moment là du type "free marijuana".
- Irongrower Person Event . Il s'agit d'un parcours à effectuer le plus rapidement possible. Les hommes portent un sac de fertilisant sur le dos de 40kg, les femmes elles, de 20kg..
Vous aurez compris le principe.
Voici un petit aperçu de l’édition de 2014.
Une très bonne ambiance, très détendue, différents chill-out, différentes scènes, un plaisir pour les oreilles.
Spéciale dédicace au concert de Funk/Blues auquel j'ai pu assister à l’intérieur de l’espèce de salle des fêtes, le dimanche soir. Une superbe énergie, de la musique de qualité avec une chanteuse à la voix très proche de celle de Janis Joplin, un véritable régal!
Au delà du simple fait de la qualité de ce groupe de musique, c'est surtout l’énergie qui m'a comblé. Tout le monde dansait, enfants, ados, adultes, et personnes âgés, aucune distinction, tous dans un même but, s'amuser, et c'est aussi ça l'esprit de Nimbin, le plaisir de la vie avant tout.
Une fois la soirée et le festival terminés, je fais connaissance avec quelques personnes en bord de route, nous sommes garés au même endroit, eux aussi ont prévu de dormir dans leurs voitures. On passe un bout de soirée ensemble, puis je tire ma révérence, je veux me lever tôt le lendemain pour visiter le National Park de Springbrook.
Nous sommes le 5 Mai 2014, il est 7h pétantes, l'heure pour moi de descendre de ma montagne pour rejoindre le National Park, à 100km plus au nord.
Après un petit déjeuner avalé sur le pouce je reprends la route au volant de ma trottinette.
Le National Park de Springbrook est un parc national surplombant la Gold Coast.
C'est à la base une chaine de volcans aujourd'hui éteinte.
De la verdure en veux-tu en voilà, ça me rappelle un peu les volcans qu'on a en France.
A la différence qu'ici, on a plusieurs Lookout (= point de vue) sur des cascades, et la principale sur la Gold Coast (on voit au loin les buildings de Surfer Paradise, le Miami Australien).
Différentes pistes de marche, quelques activités à faire, dont une dans un des spots les plus connus, une espèce de grotte d’où il est possible d'observer la fameuse cascade naturelle ainsi que des vers luisants la nuit tombante (encore faut-il être patient.)
En petit bonus:
Après cette matinée de marche, deux trois shoots photos des meilleurs spots, je reprends la route en direction de la côte, plus précisément Surfers Paradise.
Surfers, pour résumer, c'est le Miami miniature, version Australien.
Une plage principale immense, des buildings en bord de plage, des surfers, des playmates, bref, que du fake =).
C'est à faire une fois cela dit.
Vous vous douterez bien qu'ici, tout est axé autour du luxe, entre boutiques, appartements et voitures, il y en a pour son compte.
Après mon retour sur Toowoomba, juste le temps de déposer mes affaires dans l'Auberge, et je file chez Avis pour louer une voiture pour le week-end.
Au programme un festival du doux nom de Mardi Grass dans le non moins célèbre village hyppie de Nimbin, puis une marche au Springbrook National Park, puis pour finir l'après midi et la soirée sur Surfers Paradise, sur la Gold Coast.
Nimbin, est un petit village perdu dans les hauteurs de la Rainbow region, à 800 km au Nord de Sydney, depuis Toowoomba où je me situe ce petit village est à environ 400km au Sud. Lieu important de la culture des aborigènes Bundjalung, il est devenu depuis quelques années un lieu mythique où la culture hyppie est mise en avant.
Le village est haut en couleurs, ici c'est ambiance Woodstock des temps moderne avec une ferveur acharnée en faveur de la culture et de la consommation du cannabis.
Elle atteint son apogée de fréquentation lors du festival Mardi Grass* organisé chaque année, début Mai.
(*littéralement le Mardi de l'herbe par analogie homophonique avec la fête traditionnelle du Mardi Gras).
Tout est axé autour du Cannabis, des conférences sont organisées sur les bienfaits de la culture du chanvre, des concerts, défilés, et enfin des concours, il s'agit des Hemp Olympics.
A cette occasion différentes épreuves ludiques ont lieu:
- The Joint Rolling competition: deux catégories pour cette épreuve, celle de la personne qui roulera le joint le plus rapidement et celle de la personne qui roulera le plus joli joint avec autant de feuilles possible en 10 minutes.
- The Bong Throwing competition. Une épreuve de lancer de bangs. Généralement les personnes scandent des slogans à ce moment là du type "free marijuana".
- Irongrower Person Event . Il s'agit d'un parcours à effectuer le plus rapidement possible. Les hommes portent un sac de fertilisant sur le dos de 40kg, les femmes elles, de 20kg..
Vous aurez compris le principe.
Voici un petit aperçu de l’édition de 2014.
Une très bonne ambiance, très détendue, différents chill-out, différentes scènes, un plaisir pour les oreilles.
Spéciale dédicace au concert de Funk/Blues auquel j'ai pu assister à l’intérieur de l’espèce de salle des fêtes, le dimanche soir. Une superbe énergie, de la musique de qualité avec une chanteuse à la voix très proche de celle de Janis Joplin, un véritable régal!
Au delà du simple fait de la qualité de ce groupe de musique, c'est surtout l’énergie qui m'a comblé. Tout le monde dansait, enfants, ados, adultes, et personnes âgés, aucune distinction, tous dans un même but, s'amuser, et c'est aussi ça l'esprit de Nimbin, le plaisir de la vie avant tout.
Une fois la soirée et le festival terminés, je fais connaissance avec quelques personnes en bord de route, nous sommes garés au même endroit, eux aussi ont prévu de dormir dans leurs voitures. On passe un bout de soirée ensemble, puis je tire ma révérence, je veux me lever tôt le lendemain pour visiter le National Park de Springbrook.
Nous sommes le 5 Mai 2014, il est 7h pétantes, l'heure pour moi de descendre de ma montagne pour rejoindre le National Park, à 100km plus au nord.
Après un petit déjeuner avalé sur le pouce je reprends la route au volant de ma trottinette.
Le National Park de Springbrook est un parc national surplombant la Gold Coast.
C'est à la base une chaine de volcans aujourd'hui éteinte.
De la verdure en veux-tu en voilà, ça me rappelle un peu les volcans qu'on a en France.
A la différence qu'ici, on a plusieurs Lookout (= point de vue) sur des cascades, et la principale sur la Gold Coast (on voit au loin les buildings de Surfer Paradise, le Miami Australien).
Différentes pistes de marche, quelques activités à faire, dont une dans un des spots les plus connus, une espèce de grotte d’où il est possible d'observer la fameuse cascade naturelle ainsi que des vers luisants la nuit tombante (encore faut-il être patient.)
Le lieu le plus connus du Park, la cascade naturelle.
De nuit avec les vers luisants.
En petit bonus:
Après cette matinée de marche, deux trois shoots photos des meilleurs spots, je reprends la route en direction de la côte, plus précisément Surfers Paradise.
Surfers, pour résumer, c'est le Miami miniature, version Australien.
Une plage principale immense, des buildings en bord de plage, des surfers, des playmates, bref, que du fake =).
C'est à faire une fois cela dit.
Vous vous douterez bien qu'ici, tout est axé autour du luxe, entre boutiques, appartements et voitures, il y en a pour son compte.
Bref, un week-end chargé, parfait pour se régénérer et attaquer une nouvelle semaine. Retour prévu à Toowoomba dans la soirée.
lundi 13 avril 2015
Cap sur Gatton...préparation de la fête des mères
17 Avril 2014.
L'appel n'aura donc pas traîné, Ms Bond porte bien son nom, et à défaut de sauver le monde, elle va en tout cas sauver mon portefeuille pour les prochains jours.
Je vais donc travailler dans une Nursery sur Gatton, à 40km de Toowoomba.
Après donc un peu moins d'une semaine sur Toowoomba, me voici déjà sur les routes pour une nouvelle aventure!
N'ayant pas de véhicule à ma disposition, je me dois de vivre sur place, heureusement pour moi un Caravan Park est à disposition sur Gatton.
Je réserve donc une semaine dans une cabine, un genre de mobile-home tout équipé avec 3 lits, et une cuisine pour $80/semaine, une aubaine.
Le Caravan Park est assez grand, il contient même une petite piscine, parfait pour se rafraîchir après une longue journée de travail.
Beaucoup de Français sont ici dans l'espoir de trouver du travail. La plupart d'entre eux se font exploités dans les champs de tomates, de salades, de haricots et j'en passe.
Je suis chanceux avec mon travail en Nursery payé alors $21/h (soit 15€/h).
Alors les Nurseries en Australie, en quoi ça consiste?
C'est tout simplement un endroit où l'on s'occupe de le pousse de jeunes plants, que ce soient de fleurs, ou de légumes (tomates, salades, piments etc...).
Au programme, rempotage, taillage, arrosage, entretien des plantes.
Je travaille en extérieur dans un très grand jardin exotique, avec de très grandes serres. Le travail n'est pas physique, il n'est pas difficile, et comble de tout, je ne suis entouré que de nanas, le top!
Je travaille à l'occasion d'une recrudescence d’activité en vue de la préparation de la fête des mères.
Fait intéressant, je suis affecté à la préparation des bouquets de....chrysanthème.
Oui vous avez bien lu, ici, ils offrent des chrysanthèmes pour la fête des mères, pas sûr que la mienne apprécie ce genre de cadeau.
Après 2 boulots réduit à un "esclavagisme moderne" pour caricaturer la chose, je découvre enfin les réelles conditions de travail à l'Australienne.
Ici premier constat, tu as toujours un patron derrière toi pour te motiver.
Les pauses sont respectées, et en fin de journée tes supérieurs te remercient.
L’activité étant assez importante à cette période de l’année, quand nous faisons des shifts de 9h/10h voire plus, on a même droit à une série d'applaudissement en fin de journée.
Ce n'est clairement pas en France que l'on serait remercié comme cela.
Même si j'avais espéré rester un peu plus longtemps sur Gatton (surtout dans l'optique de renflouer mon compte en banque un maximum et faire un maximum de jours pour le second visa), je fini le boulot le 4 Mai.
Il est donc temps pour moi de quitter le Caravan Park, ne voulant pas me risquer à faire des journées de travail en ferme pour trois francs six sous.
Je décide de me rendre à nouveau à Toowoomba, place qui m'avait à priori porté chance quelques jours auparavant.
J'ai un peu d'argent de côté, alors je décide de louer une voiture, ce weekend, c'est Mardi-Grass sur Nimbin...
Une nouvelle aventure à découvrir bientôt.
L'appel n'aura donc pas traîné, Ms Bond porte bien son nom, et à défaut de sauver le monde, elle va en tout cas sauver mon portefeuille pour les prochains jours.
Je vais donc travailler dans une Nursery sur Gatton, à 40km de Toowoomba.
Après donc un peu moins d'une semaine sur Toowoomba, me voici déjà sur les routes pour une nouvelle aventure!
N'ayant pas de véhicule à ma disposition, je me dois de vivre sur place, heureusement pour moi un Caravan Park est à disposition sur Gatton.
Je réserve donc une semaine dans une cabine, un genre de mobile-home tout équipé avec 3 lits, et une cuisine pour $80/semaine, une aubaine.
Le Caravan Park est assez grand, il contient même une petite piscine, parfait pour se rafraîchir après une longue journée de travail.
Beaucoup de Français sont ici dans l'espoir de trouver du travail. La plupart d'entre eux se font exploités dans les champs de tomates, de salades, de haricots et j'en passe.
Je suis chanceux avec mon travail en Nursery payé alors $21/h (soit 15€/h).
Alors les Nurseries en Australie, en quoi ça consiste?
C'est tout simplement un endroit où l'on s'occupe de le pousse de jeunes plants, que ce soient de fleurs, ou de légumes (tomates, salades, piments etc...).
Au programme, rempotage, taillage, arrosage, entretien des plantes.
Je travaille en extérieur dans un très grand jardin exotique, avec de très grandes serres. Le travail n'est pas physique, il n'est pas difficile, et comble de tout, je ne suis entouré que de nanas, le top!
Je travaille à l'occasion d'une recrudescence d’activité en vue de la préparation de la fête des mères.
Fait intéressant, je suis affecté à la préparation des bouquets de....chrysanthème.
Oui vous avez bien lu, ici, ils offrent des chrysanthèmes pour la fête des mères, pas sûr que la mienne apprécie ce genre de cadeau.
Après 2 boulots réduit à un "esclavagisme moderne" pour caricaturer la chose, je découvre enfin les réelles conditions de travail à l'Australienne.
Ici premier constat, tu as toujours un patron derrière toi pour te motiver.
Les pauses sont respectées, et en fin de journée tes supérieurs te remercient.
L’activité étant assez importante à cette période de l’année, quand nous faisons des shifts de 9h/10h voire plus, on a même droit à une série d'applaudissement en fin de journée.
Ce n'est clairement pas en France que l'on serait remercié comme cela.
Même si j'avais espéré rester un peu plus longtemps sur Gatton (surtout dans l'optique de renflouer mon compte en banque un maximum et faire un maximum de jours pour le second visa), je fini le boulot le 4 Mai.
Il est donc temps pour moi de quitter le Caravan Park, ne voulant pas me risquer à faire des journées de travail en ferme pour trois francs six sous.
Je décide de me rendre à nouveau à Toowoomba, place qui m'avait à priori porté chance quelques jours auparavant.
J'ai un peu d'argent de côté, alors je décide de louer une voiture, ce weekend, c'est Mardi-Grass sur Nimbin...
Une nouvelle aventure à découvrir bientôt.
Toowoomba, la ville aux jardins, nouveau tournant dans mon aventure Australienne
13 Avril 2014.
Comme un ouf de soulagement, après un peu plus de 5 semaines passées à trimer avec les forains, je prends mon courage à deux mains et leurs annonce mon départ.
Ce n'est pas tant l'annonce qui demande du courage, c'est plutôt la prise de risque qui va avec.
Je n'ai alors que très peu d'argent de côté, mais c’était le moment ou jamais.
Les prochaines étapes ne m'auraient alors pas laisser le choix que de les suivre pour un minimum de 3 semaines, voire 1 mois supplémentaire. Ils avaient prévu de prendre la route en direction de Roma, soit un peu plus de 500km à l’intérieur des terres, puis Charleville, le début de l'Outback Australien (environ 750km de Brisbane).
Je décide donc de les quitter à Dalby, 200km a l'Est de Brisbane.
Le temps de quelques recherches internet pour décider de mon prochain itinéraire.
Les forains ont eux, quitté le showground, il pleut, nous sommes le dimanche 13 Avril.
Gros dilemme, soit je retour sur Brisbane et je tente à nouveau ma chance, soit j'enquille direction Toowoomba, première "grosse" ville à proximité de Dalby.
Le risque d'aller sur Brisbane est de faire banqueroute et de repartir la queue entre les jambes en France, il en est hors de question.
J'opte donc pour Toowoomba. Je ne connais que très peu cet endroit, n'ayant passé qu'une semaine là-bas, dont la majeure partie de mon temps sur le Showground.
Avant de prendre la route, j'appelle une amie rencontré à Brisbane quelques mois auparavant. Elle serait sur Toowoomba également et m'annonce avoir trouvé du boulot très rapidement, et que je devrais, selon elle, trouver assez rapidement également, voilà qui est de bon augure.
Je book alors un ticket pour Toowoomba avec les bus Greyhound, simple, rapide, efficace.
Avant de prendre la route qui mène à l’arrêt de bus, je trouve par chance une auberge de jeunesse en surfant online. J'appelle; une personne d'un certain âge me répond, avec un accent assez atypique, pas un Australien. Il m'assure qu'il y a de la place, qu'il n'y a pas besoin de booker, il me répète sans cesse "no worries, no worries" (comprenez, pas de soucis, pas de soucis), parfait, alors ni une ni deux, je me rends au point de rendez-vous, la journée semble me sourire, même si le temps lui, n'est pas a là fête.
Le terminus n'est pas loin de l'auberge, mais avec les trombes d'eau, j'arrive sur place totalement trempé.
L'auberge de jeunesse est semble-t-il quelque peu différente des autres. Il s'agit en fait d'une grande maison, dans un style anglo-saxon, pierres rouges et perron d’entrée donnant sur une grande terrasse, avec un backyard (arrière-cour) avec barbecue.
Le gérant, m'accueille très chaleureusement (trop?) en m'expliquant tout à la fois.
Je dois avouer que sur le moment, je suis fatigué, trempé, je n'ai qu'une envie, prendre une bonne douche et me pauser. Mais il semble avoir de nombreux plans jobs, alors je l'écoute tant bien que mal.
J'apprends ainsi que toutes les personnes qui sont ici travaillent (ce qui est une bonne chose en soit), et donc qu'il n'y a pas vraiment de turn-over comme dans les hostels de ville, où généralement les gens restent 1 voire 2 nuits et s'en vont.
Il y a 13 chambres dans l'auberge, de 2/4/6 places par chambre.
A mon arrivée, environs 15/20 personnes tout au plus, de différentes nationalités.
Un grand salon, une cuisine équipé, et comble du bonheur, une douche de qualité, ce qui me changera des douches prisent à la sauvette sur les showgrounds.
La première douche, d'une bonne grosse demi-heure avec de l'eau chaude aura été un moment de plaisir intense, je ne voulais plus en sortir.
Très vite les gens viennent me parler, je sympathise, cet hostel s'annonce comme une nouvelle expérience intéressante.
Un peu plus tard dans la soirée, le maitre de maison (qui vit sur place également) me présente à un autre Français, qui a vécu par le passé dans cette auberge.
Au fil de la conversation, il me transmet des numéros intéressants pour trouver du travail et m'indique qu'ici le meilleur plan pour trouver un job est de s'inscrire dans les agences d’intérims, et particulièrement celles spécialisées dans l'agriculture.
C'est cool, les choses ne trainent pas.
Demain à la première heure c'est décidé, je m'inscris dans cette agence d’intérim et contacte cette fameuse Ms Bond.
Au lendemain, les inscriptions sont faites, le beau temps est là, j'en profite alors pour prendre quelques jours de répit. Ms Bond m'indique qu'elle me rappelle si tôt une mission dégotée. Aux vues des retours la concernant, il semblerait qu'elle soit sérieuse, et que vraisemblablement le travail ne devrait pas tarder à tomber.
Je prends donc mon mal en patience et décide de visiter Toowoomba, "la ville aux jardins".
Située à 120km à l'Est de Brisbane, Toowoomba se présente comme une immense cité pavillonnaire. Bien que la ville soit étendue, et très peuplée (environ 150 000 habitants), on ne trouve ici que des quartiers de maisons, de très nombreux parcs, mais un centre ville ridicule. Cette ville-campagne se situe au sommet d'une colline de la cordillère australienne, à 700 m d'altitude, une situation géographique très intéressante...
Comme un ouf de soulagement, après un peu plus de 5 semaines passées à trimer avec les forains, je prends mon courage à deux mains et leurs annonce mon départ.
Ce n'est pas tant l'annonce qui demande du courage, c'est plutôt la prise de risque qui va avec.
Je n'ai alors que très peu d'argent de côté, mais c’était le moment ou jamais.
Les prochaines étapes ne m'auraient alors pas laisser le choix que de les suivre pour un minimum de 3 semaines, voire 1 mois supplémentaire. Ils avaient prévu de prendre la route en direction de Roma, soit un peu plus de 500km à l’intérieur des terres, puis Charleville, le début de l'Outback Australien (environ 750km de Brisbane).
Je décide donc de les quitter à Dalby, 200km a l'Est de Brisbane.
Le temps de quelques recherches internet pour décider de mon prochain itinéraire.
Les forains ont eux, quitté le showground, il pleut, nous sommes le dimanche 13 Avril.
Gros dilemme, soit je retour sur Brisbane et je tente à nouveau ma chance, soit j'enquille direction Toowoomba, première "grosse" ville à proximité de Dalby.
Le risque d'aller sur Brisbane est de faire banqueroute et de repartir la queue entre les jambes en France, il en est hors de question.
J'opte donc pour Toowoomba. Je ne connais que très peu cet endroit, n'ayant passé qu'une semaine là-bas, dont la majeure partie de mon temps sur le Showground.
Avant de prendre la route, j'appelle une amie rencontré à Brisbane quelques mois auparavant. Elle serait sur Toowoomba également et m'annonce avoir trouvé du boulot très rapidement, et que je devrais, selon elle, trouver assez rapidement également, voilà qui est de bon augure.
Je book alors un ticket pour Toowoomba avec les bus Greyhound, simple, rapide, efficace.
Avant de prendre la route qui mène à l’arrêt de bus, je trouve par chance une auberge de jeunesse en surfant online. J'appelle; une personne d'un certain âge me répond, avec un accent assez atypique, pas un Australien. Il m'assure qu'il y a de la place, qu'il n'y a pas besoin de booker, il me répète sans cesse "no worries, no worries" (comprenez, pas de soucis, pas de soucis), parfait, alors ni une ni deux, je me rends au point de rendez-vous, la journée semble me sourire, même si le temps lui, n'est pas a là fête.
Le terminus n'est pas loin de l'auberge, mais avec les trombes d'eau, j'arrive sur place totalement trempé.
L'auberge de jeunesse est semble-t-il quelque peu différente des autres. Il s'agit en fait d'une grande maison, dans un style anglo-saxon, pierres rouges et perron d’entrée donnant sur une grande terrasse, avec un backyard (arrière-cour) avec barbecue.
Le gérant, m'accueille très chaleureusement (trop?) en m'expliquant tout à la fois.
Je dois avouer que sur le moment, je suis fatigué, trempé, je n'ai qu'une envie, prendre une bonne douche et me pauser. Mais il semble avoir de nombreux plans jobs, alors je l'écoute tant bien que mal.
J'apprends ainsi que toutes les personnes qui sont ici travaillent (ce qui est une bonne chose en soit), et donc qu'il n'y a pas vraiment de turn-over comme dans les hostels de ville, où généralement les gens restent 1 voire 2 nuits et s'en vont.
Il y a 13 chambres dans l'auberge, de 2/4/6 places par chambre.
A mon arrivée, environs 15/20 personnes tout au plus, de différentes nationalités.
Un grand salon, une cuisine équipé, et comble du bonheur, une douche de qualité, ce qui me changera des douches prisent à la sauvette sur les showgrounds.
La première douche, d'une bonne grosse demi-heure avec de l'eau chaude aura été un moment de plaisir intense, je ne voulais plus en sortir.
Très vite les gens viennent me parler, je sympathise, cet hostel s'annonce comme une nouvelle expérience intéressante.
Un peu plus tard dans la soirée, le maitre de maison (qui vit sur place également) me présente à un autre Français, qui a vécu par le passé dans cette auberge.
Au fil de la conversation, il me transmet des numéros intéressants pour trouver du travail et m'indique qu'ici le meilleur plan pour trouver un job est de s'inscrire dans les agences d’intérims, et particulièrement celles spécialisées dans l'agriculture.
C'est cool, les choses ne trainent pas.
Demain à la première heure c'est décidé, je m'inscris dans cette agence d’intérim et contacte cette fameuse Ms Bond.
Au lendemain, les inscriptions sont faites, le beau temps est là, j'en profite alors pour prendre quelques jours de répit. Ms Bond m'indique qu'elle me rappelle si tôt une mission dégotée. Aux vues des retours la concernant, il semblerait qu'elle soit sérieuse, et que vraisemblablement le travail ne devrait pas tarder à tomber.
Je prends donc mon mal en patience et décide de visiter Toowoomba, "la ville aux jardins".
Située à 120km à l'Est de Brisbane, Toowoomba se présente comme une immense cité pavillonnaire. Bien que la ville soit étendue, et très peuplée (environ 150 000 habitants), on ne trouve ici que des quartiers de maisons, de très nombreux parcs, mais un centre ville ridicule. Cette ville-campagne se situe au sommet d'une colline de la cordillère australienne, à 700 m d'altitude, une situation géographique très intéressante...
au détour d'une rue:
Nous sommes le 17 Avril 2014, le téléphone sonne, et là j'entends:
"Hi....This is Bond.... Miss Bond"
Ok...elle était facile celle là...mais je me devais de la faire.
samedi 11 avril 2015
5 semaines dans la peau d'un forain. Mon expérience dans le monde du Rodéo Australien
Un jour de repos aura suffit pour se requinquer et par la même occasion trouver un autre job.
L'argent appelle l'argent, ce dicton semble d'une véracité implacable chez le pays de Ian Thorpe (j'aurais pu citer Kylie Minogue, mais je pense que l'Australie n'a pas besoin qu'on lui rappelle ses heures les plus sombres dans la musique...ahah!)
En effet, à peine remis de cette expérience de 8 jours chez les fermiers, me voilà déjà reparti avec mes acolytes pour une nouvelle expérience.
Après avoir scruté Gumtree (le site de recherche de jobs), nous tombons sur une annonce qui ne pouvait mieux pas tomber, telle une providence.
Il était question de travailler pour un show de rodéo, à Kyabram (la même campagne ou nous faisions notre picking), sur un stand de nourriture.
Ils recherchaient 4 personnes, parfait, nous étions 4.
Le gros avantage d’être dans une petite campagne dans le bush Australien, aucun backpacker pour nous faire de l'ombre (...ni même d'arbre d'ailleurs...).
Après un échange téléphonique avec la tenancière (certains l'appellent la marâtre), je prends connaissance, non sans mal (vive l'accent du bush) des tâches qui nous incombent.
Le rendez-vous est pris au Showground de Kyabram à 17h, pour une soirée de travail.
Arrivés sur les lieux, la boss nous reçois et nous dirige vers le campement.
Nous saluons tout le monde, prise de contact, et des quelques informations pour bien commencer notre shift et nous attaquons de suite.
Nous travaillons dans un camion ambulant, et nous vendons des boissons gazeuses et de la junk food (le paradis culinaire pour Australien(ne)s).
En terme de junk food voici d'ailleurs quelques spécificités propre à l'Australie.
En boissons:
Kirks (se sont des limonades)
Solo (production de Schweppes Australia, boisson gazeuse au citron)
V (boisson énergisante à la taurine, caféine, au caramel et j'en passe...)
En nourriture:
Fairy Floss = Barbe à papa (se dit Candy Floss aux USA/UK)
Slushie= Granita en France (Barbotine en québécois)
Dagwood Dog = Corn Dog (aux USA). Pas d’équivalent en France et heureusement. Il s'agit en fait d'une saucisse de hot-dog sur une brochette, que l'on mélange dans un "batter" (c'est un mélange de Farine/oeufs/Lait ). On plonge ensuite le tout dans un bain d'huile et on fait frire.
C'est gras, écœurant, même les makrout (المقروض) du bled font office de nourriture light en comparaison.
En général les Australiens mangent ça avec de la Tomato Sauce (autrement dit du Ketchup en France), et ils en raffolent.
Nous vendons également des frites (en Australie se dit Chips, aux USA/UK French Fries).
Par ailleurs, ce que nous appelons Potatoes en français se nomme Wedges en Australie (...oui l'Australie aime inventer ses propres termes).
Tout un tas d'autres fritures dont raffolent les Australiens sont vendues ici (Chicko Roll, Spring Roll, Kebab, Kabana (autre type de saucisse), mais également donuts etc...).
La première journée se passe plutôt bien, et nous sommes plutôt busy.
Bien que la campagne soit petite et très peu peuplé, la compétition semble être assez importante, énormément de personnes sont venues ici pour assister au show.
Nous sommes dans le paradis même pour cowboys, hommes, femmes, enfants revêtissent tout l’attirail, chapeaux, chemises à carreaux, bottes et jeans sans oublier la ceinture de cowboys. Les gens marchent comme des cowboys, chiquent, crachent, et la musique country inonde le Showground, ce n'est donc pas un mythe, ça existe bel et bien.
Ci-contre une photo prise à Merrijig
Après la soirée rondement menée, je discute avec la mère de famille qui semble diriger les opérations.
J'apprends ainsi que c'est une histoire de famille depuis des générations. Tout le monde baigne dans le rodéo (le père était un grand champion de rodéo) et le fils, une montagne de muscles, est lui aussi un grand champion (il a représenté l'Australie plusieurs fois sur des compétitions internationales, aux USA, en Nouvelle-Zélande, et à travers toute l'Australie).
Cette petite famille travaille ensemble avec la belle-fille (petite amie de la montagne qu'on a surnommée SOLO, en référence à la boisson gazeuse) et Lynchie (un ami de la famille, lui aussi rider, mais sur taureau).
La mère m'explique le topo et m'indique qu'ils sont itinérant, et voyagent de campagnes en campagnes à travers toute l'Australie, au rythme des compétitions de Rodéo de leur fils.
De temps à autre ils assurent aussi l’intérim dans des parcs d'attractions ayant également de grands camions avec des stands de jeux à disposition.
Le deal est le suivant, si nous les suivons, ils nous promettent le logement, la nourriture, un peu d'argent de poche (lors des soirées de travail) et la possibilité de signer mes jours pour mon second visa (je rappelle qu'il me fallait à ce stade encore 80 jours de travail dans les régions agricoles).
Après 5 semaines chez eux, le constat était en effet tout autre.
La vie de forain, puisqu'il s'agit en fait de ceci, est une vie liée au travail.
Ici c'est vivre pour travailler, et travailler pour vivre.
Les journées commencent à 7h du matin, et terminent quand le boulot est fini, soit 20-21h quand nous ne sommes pas en représentation, et 00-01h du matin quand nous sommes sur les Showgrounds.
Durant notre séjour dans leurs maison, je dors dans une cabine en bois, de l'espace d'une couchette, avec mes amis les araignées.
Quand je suis en vadrouille sur les Showgrounds, je dors dans une tente dans un premier temps, puis dans une cabine montée derrière le stand de jeu que j'ai tenu par la suite.
Autant dire que la vie n'avait rien de simple. Bien évidemment, comme il y avait toujours quelque chose à faire, nous n'avions pas de jours de repos. En gros nous étions payés $300 par semaine pour minimum 70/80h de travail, 7j/7.
Alors certes, dit comme ça très peu oseraient se lancer ce pari un peu débile de bosser pour eux, dans ma condition financière, on relativise, et on prend ce qu'il y a à prendre.
L’expérience a été cela dit très enrichissante, et m'a permis de pouvoir prolonger mon séjour Down Under, car sans ça, je serais surement en France à l'heure où j’écris ces lignes. Multiples sont les activités que nous avons eues, nous avons effectivement bourlingué de villes en villes, de campagnes en campagnes (voir en fin de post), et j'ai pu ainsi tester différents métiers que je n'aurais sans doute pas fait en France.
Mon niveau d'anglais étant plus avancé que mes comparses, je prend très vite différentes responsabilités, ainsi après avoir vendu de la nourriture sur le stand, je m'occupe de gérer un stand moi même, il s'agit d'un stand de jeux pour enfants, crée alors pour l'occasion.
Je vais également faire un cours passage sur un stand de "barista" ou je vends des cafés, cappuccino etc...
Lorsque nous ne sommes pas en représentation, nous devons entretenir notre outil de travail, ainsi nous passons nos journées à réparer les camions sur lesquels nous travaillons. Au programme, nettoyage, perçage, mécanique, ponçage, peinture (poncer et peindre un 38T sous le cagnard, ça vous forge un homme!). C'est d'ailleurs à cette occasion là que Pokémon 1 s'est fait porter pâle. Nous ne sommes alors plus que 2 sur 4 à continuer la route avec les forains.
Cette aventure avec les forains a commencé le 7 Mars 2014 et a pris fin le 13 Avril 2014.
En quelques chiffres et quelques villes cela donne:
07 Mars 2014 - Kyabram Rodeo, (VIC)
08 Mars 2014 - Merrijig Rodeo, (VIC)
09 Mars 2014 - Merrijig Rodeo, (VIC)
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10 Mars, direction Yerong Creek (NSW), la maison des forains. Semaine dédiée à l'entretien des camions et la préparation pour les prochains Rodéos.
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15 Mars 2014 - Forbes Rodeo, (NSW)
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16 Mars 2014 - Retour sur Yerong Creek. Gros check-up complet des camions, entretien du terrain et de la maison, pas de retour prévu avant plusieurs mois pour la famille.
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20 Mars 2014 - Ballarat, (VIC). Réception des stocks de marchandise, préparation du show qui aura lieu dans 2 jours.
La journée étant plutôt relax, nous en profitons alors pour passer une nuit à Melbourne pour se divertir et s’aérer l'esprit. Même si cela ne fait que 3 semaines que nous avons quitté Melbourne, ce retour en ville est assez étrange, comme une impression d’être "Un Indien dans la ville". Ces 3 semaines à camper et travailler dur, que ce soit en ferme ou avec les forains s'opposent totalement au rythme qu'impose cette ville, relativement laidback en soit. Toutes ces voitures, et ces buildings me semblent alors magnifique. Je regarde à droite, à gauche, comme s'il s'agissait de ma première fois dans une ville. Étrange sensation.
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22 Mars 2014 - Ballarat Rodeo, (VIC)
Dernière date dans le Victoria, cap dans le Queensland pour la suite.
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25 Mars 2014 - Goodiwindi Rodeo (QLD)
26 Mars 2014 - Goodiwindi Rodeo (QLD)
27 Mars 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
28 Mars 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
29 Mars 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
Petit fait intéressant, la chaine de télé 7 fait un reportage à l'occasion de l’évènement qui se déroule au Showground de Toowoomba. Après une semaine exécrable (1m de précipitations en quelques jours), l'activité est au plus bas, excepté sur mon stand, où c'est la folie! Ça attire la télé, qui alors attire les gens a son tour...assez drôle!!!
voici une image de mon stand de jeu:
30 Mars 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
31 Mars 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
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1er Avril 2014. Nous obtenons enfin une journée de repos, cap sur Brisbane.
Je fais alors visiter ma ville Australienne préférée à mes compagnons de galère.
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2 Avril 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
3 Avril 2014 - Toowoomba Showground, (QLD)
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Du 4 au 7 Avril 2014, les festivités sont terminées mais nous restons sur le Showground, atelier peinture, nous avons un grand camion qui sert d'attraction pour enfants, il est temps pour nous de le poncer entièrement et de le repeindre, un travail titanesque (surtout vu l’état de l’épave!).
Du 4 au 7 Avril 2014, les festivités sont terminées mais nous restons sur le Showground, atelier peinture, nous avons un grand camion qui sert d'attraction pour enfants, il est temps pour nous de le poncer entièrement et de le repeindre, un travail titanesque (surtout vu l’état de l’épave!).
Ci-contre une partie dudit camion:
7 Avril 2014 - Goombungee Showground, (QLD)
8 Avril 2014 - Goombungee Showground, (QLD)
9 Avril 2014 - Dalby Showground, (QLD)
10 Avril 2014 - Dalby Showground, (QLD)
11 Avril 2014 - Dalby Showground, (QLD)
11 Avril 2014 - Dalby Showground, (QLD)
12 Avril 2014 - Dalby Showground, (QLD)
En kilomètres cela représente:
Kyabram - Merrijig - 185km
Merrijig - Yerong Creek - 281km
Yerong Creek - Forbes - 292km
Forbes - Yerong Creek - 292km
Yerong Creek - Ballarat - 492km
Ballarat - Goondiwindi - 1418km
Merrijig - Yerong Creek - 281km
Yerong Creek - Forbes - 292km
Forbes - Yerong Creek - 292km
Yerong Creek - Ballarat - 492km
Ballarat - Goondiwindi - 1418km
Goodiwindi - Tooowoomba - 223km
Toowoomba - Brisbane - 125km
Brisbane - Toowoomba - 125km
Toowoomba - Goombungee - 36km
Goombungee - Dalby - 73km
Toowoomba - Brisbane - 125km
Brisbane - Toowoomba - 125km
Toowoomba - Goombungee - 36km
Goombungee - Dalby - 73km
Total parcouru = 3542 km soit 3x la taille de la France du Nord au Sud.
Le 13 Avril 2014 au matin, j'aide les forains à démonter les stands, et je décide donc de prendre congé, il est temps pour moi de tourner la page et de trouver une nouvelle aventure, retour prévu sur Toowoomba en début d’après-midi.
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