lundi 20 avril 2015

La déclaration des impôts en Australie - Le Tax Return

Ce billet, à l'instar des précédents, a pour but de mettre en lumière un système qui n'est pas toujours compris par les Backpackers et qui porte souvent à confusion.

Il s'agit de la déclaration des taxes.

Ce qui va suivre est donc extrêmement utile pour les personnes qui se sentent en peu perdues.

En effet, la mauvaise déclaration, ou tout simplement l'oublie de déclaration de la part des jeunes expat' sur le continent représente une somme colossale dont se délecte l’État. Plusieurs centaines de milliers de $$ finissent dans les caisses de l’État par simple oubli, ou erreur.

Il devient alors primordiale d'effectuer ses déclarations correctement.
D'autant que si vous ne déclarez pas votre travail, vous encourez des sanctions en cas de contrôle, logique.



Première chose à savoir:

Pour travailler en Australie dans les règles, chaque employé doit être muni de son TFN (tax file number), un numéro qui permet de vous identifier auprès du service des impôts Australien.
La demande pour se TFN se fait en ligne, ou directement dans l'un des centres prévu à cet effet, appelé ATO (Australian Tax Office).

Lorsque chaque personne commence un boulot, elle doit remplir une feuille de déclaration qui demande alors quelques infos primordiales comme, votre numéro de TFN, votre nom, prénom, adresse etc... et surtout votre statut d'un point de vue fiscal.





2 choix vous sont alors proposés:

- Résident Australien pour les taxes
- Non-Résident.

C'est en général sur cette question où les personnes butent, j'y reviendrais après.




L’Année fiscale Australienne débute le 1er Juillet et se termine le 30 juin.

Lorsqu'arrive le 1er Juillet, vous avez jusqu'au 31 octobre pour faire votre déclaration auprès du service des impôts.

Que faut-il?

Pour faire sa déclaration il faut:
- Ses payment summary
- Son TFN.

Le payment summary des différentes boites où vous avez bossé est un récapitulatif de ce que vous avez gagné comme argent, ainsi qu'un récapitulatif des taxes prélevées sur vos salaires (Payslip) au cours de l’année fiscale passée (donc des jours de travail effectués entre le 1er juillet et le 30 juin).

Différentes possibilités pour faire sa déclaration:

1/Directement sur le site de l'ATO.

Ils ont mis en place un logiciel qui fait le lien entre le site du gouvernement et l'ATO afin de déclarer ses impôts personnellement en vous munissant des papiers précédemment cités.

Un système qui se veut à la base simple et pratique, mais qui ne l'est pas toujours.
En effet, bons nombres de personnes (dont j'ai fait parti) ont été dans l’impossibilité de faire leurs déclarations en ligne suite un "bug" dudit logiciel.

Pour les personnes qui comme moi étaient en 1er WHV, donc qui faisaient leur déclaration pour la première fois, ils n’étaient pas reconnu par le système, donc dans l’impossibilité de faire la déclaration en ligne. En 2eme année, comme vous avez un historique, cette déclaration peut donc s'effectuer en ligne, un point qui devrait nous être précisé au préalable, bref.

Reste alors 2 autres solutions:

- Se rendre directement dans un des centre ATO, aidé d'un conseiller.
Ou
- Payer un organisme qui s'occupe de faire les démarches pour vous, moyennant finances (en général entre $50 et $100 de frais).


Alors, comment comprendre les taxes?:

Lorsque vous faites votre déclaration de TFN, vous est posée la question de savoir si vous êtes Résident ou Non pour les taxes.
Beaucoup partent dans la confusion de savoir si derrière ils vont récupérer leurs taxes ou non (Tax Return), s'il est alors plus judicieux de se déclarer en temps que résident ou non, bref, un bordel.

Pour avoir une idée de votre situation, très simple il suffit de se rendre ici, et de faire la simulation:

http://calculators.ato.gov.au/scripts/axos/axos.asp?CONTEXT=&KBS=Resident.XR4&go=ok


En fonction de vos réponses, cette simulation, disponible sur le site du gouvernement déterminera ou non, si vous êtes considérés comme fiscalement résident.

Dès lors plus besoin de se poser la question, cochez ce que le résultat du test vous donne!!!

Alors que représentent ces statuts:

Et bien si vous vous êtes déclarés en tant que RÉSIDENT pour les taxes, voici le tableau des correspondances.



Revenus imposables Impôts sur le revenu
0 – $18,200 Aucun
$18,201 – $37,000 19c pour chaque $1 au dessus de $18,200
$37,001 – $80,000 $3,572 plus 32.5c pour chaque $1 au dessus de  $37,000
$80,001 – $180,000 $17,547 plus 37c pour chaque $1 au dessus de $80,000
$180,001 et + $54,547 plus 45c pour chaque $1 au dessus de $180,000


Comprendre le tableau:

- Si votre revenu annuel déclaré est en deçà de $18,200 vous ne payez pas d’impôt.
- Si votre revenu annuel déclaré est compris entre $18,201 – $37,000, vous n’êtes pas imposés sur les $18,200 premiers dollars, et ensuite taxés à hauteur de 19% (ou 19cts par dollar) entre $18,201 – $37,000 de revenu annuel.
- Si votre revenu annuel déclaré est compris entre $37,001 – $80,000 vous payés un impôt fixe de $3,572, sur vos $37,000 premiers dollars, puis ensuite 32.5cts par dollars supplémentaire (dans la limite de $80,000), soit une taxation de 32.5%
- Si votre revenu annuel déclaré est compris entre $80,001 – $180,000, vous payés un impôt fixe de $17,547, et vous êtes taxés à 37% au delà de $80,000.
- Enfin au delà de $180,001 déclarés pour l'année fiscale, vous payez $54,547 + vous êtes taxés à 45cts après les $180,000 premiers dollars.

Jusque là, facile à comprendre.

Si vous vous êtes déclarés en tant que NON RÉSIDENT, sur votre TFN voici le tableau récapitulatif:



Revenus imposables Impôts sur le revenu
0 – $80,000 32.5c pour chaque $1
$80,001 – $180,000 $26,000 plus 37c pour chaque $1 au dessus de  $80,000
$180,001 et + $63,000 plus 45c pour chaque $1 au dessus de  $180,000

- Vous êtes taxés à 32.5% pour vos $80,000 premiers dollars.
- Entre  $80,001 – $180,000 de revenus imposables, vous payez un fixe de $26,000, plus vous êtes taxés à 37% pour vos revenus au dessus de $80,000 dans la limite max de $180,000.
- Enfin si vous êtes très riche, et vous gagnez plus de $180,001, vous payez un fixe de $63,000, plus vous êtes imposés à 45% pour chaque dollars après vos premiers $180,000.



On parle donc généralement grossièrement de 19% d'imposition pour ceux déclarés en tant que Résident, et 32.5% pour les Non-Résident, tout simplement dû au fait que la plupart des personnes se trouvent dans les tranches correspondant à ces taux de taxation.

Rares sont les non-résidents qui vont empocher plus de $80,000 à l’année, par exemple.



Alors la principale difficulté réside dans la compréhension de l’impôt prélevé directement sur votre Payslip (sur votre salaire).

Il s'agit d'un impôt prélevé en "temps réel". Beaucoup se disent que s'ils se déclarent en tant que RÉSIDENT, ils ne seront ponctionnés QUE 19% sur leurs salaires, et 32.5% s'ils sont NON-RÉSIDENT. NON, ce n'est pas toujours vrai.

Même si c’est le cas, au final, pour la plupart du temps, cela fluctue en fonction de votre salaire.

L'imposition sur votre Payslip est générée selon une évaluation, le taux d'imposition peut donc changer, il est "actif".

Prenons un 2 exemples:

Cette semaine sur votre Payslip, vous touchez $400.


Si vous touchez $400, on fait une estimation sur une année complète.
Ils partent du postulat que si vous gagnez $400/semaine, vous avez potentiellement un revenu annuel de $20,800 (400x52 semaines)

Dans ce cas, l’impôt prélevé à la semaine est prélevé en fonction de l’évaluation de votre paie ramené à l’année soit ici $20,800.

En reprenant les tableaux du dessus, on devine alors:

- Que si vous avez coché la case Non-Résident, vous êtes imposés à hauteur de 32.5% (car $20.800 est compris entre 0 et $80,000) sur votre Payslip.

- Si vous avez coché la case Résident, vous êtes prélevés à 19% (car $20,800 est bien compris entre $18,201 – $37,000) sur votre Payslip. 



Cependant, dans l'optique d'une très grosse semaine (heures sup', jours fériés, bref la totale), vous gagnez $2000, alors la les barèmes changent.

$2000 la semaine, c'est potentiellement $104,000 à l’année, si l'on se réfère aux tableaux, la tranche d'imposition change.

- Pour un Non-Résident, elle est de 37%
- Pour un Résident, elle est de 37% également.

Sur votre paie à la semaine vous serez alors taxés 37% quelque soit votre statut.



Alors certes, pour un Non-Résident, rares sont les changement salutaires.
Ces changement de tranches concernent plus les Résidents, mais ceci est là pour vous faire comprendre que l'imposition sur votre Payslip est une estimation.


Vient alors le moment de la déclaration ANNUELLE (à partir du 1er Juillet donc), qui elle rétablie les déséquilibres des différentes estimations au cours de l’année passée.
Il s'agit alors des fameux Tax Return.


Alors pourquoi récupère t-on ses Tax Return???


Comme il a été précisé plus haut, la déclaration annuelle permet de rééquilibrer les estimations faites au cours de l’année et par cons
équence de récupérer ou non l'éventuel surplus de taxes payé à l’État.

De plus d'un point de vue de l'Australie, nous ne ne sommes que des étrangers, qui sommes de passage sur un court terme.
Les taxes que l'on paie sur l’année, servent à alimenter l’Économie du pays.
Une fois l’année fiscale écoulée, elles nous sont reversées en retour.

En fonction de notre revenu, on peut récupérer jusqu’à 100% des taxes, ou
à défaut une bonne partie (cela depend du montant que l'on a déclaré).

 


En espérant avoir été clair.

Une fois votre déclaration faite, il faut généralement compter 2 à 3 semaines pour recevoir ses taxes en retour, un montant qui peut s’avérer non négligeable si vous avez travaillé assez régulièrement au cours de l’année.

Fin de l'aventure derrière les cuisines, retour aux missions d'intérim

Nous sommes fin Mai 2014.

Après quelques jours passés en "cuisine" dans la petite station essence de Drayton, je me retrouve dans une autre station (fraîchement ouverte), à Helidon, 20 minutes de route de Toowoomba, en direction de Brisbane. Je suis toujours en cuisine mais avec là pour le coup une vraie cuisine et environ 8/10 tables pour manger sur place, avec toujours le même concept du "à emporter".




En plus des traditionnelles "deep fried food" (comprenez fritures), et autres sandwiches et burgers, je suis convié à préparer des spécialités Thaïlandaises.

Le challenge était intéressant surtout pour cela, apprendre à faire de la cuisine Thaï.
Bon j'ai assez rapidement changé d'avis quand j'ai vu ce qu’était la cuisine Thaï, version Australie...

En gros le Curry n'est pas fait maison, c'est juste une boite pré-faite,




on fait revenir au wok quelques légumes et de la viande, auquel on rajoute du riz fait à l'autocuiseur, bref, de la cuisine de fast food, pas intéressant.

Le salaire n’étant toujours pas au mieux, et surtout n'ayant aucune chance de négocier pour mon second visa avec eux, je décide de les quitter très rapidement.
Je n'ai pas de temps à perdre.
Je suis donc de nouveau en recherche d'emploi.




Vendredi 13 Juin 2014:
 
Loin de moi l’idée d'une quelconque superstition.
Aujourd'hui je passe un entretien dans une boulangerie Française, sur Ascot, quartier chic à quelques minutes de Brisbane. Après quelques jours de vache maigre niveau job.



A cet instant je mets alors de côté l’idée du second visa, puisque ce travail en boulangerie, de surcroit en ville, ne me qualifie en rien.
Cette opportunité se présente comme seul recourt à mes maux financiers, vu qu'il s'agit d'un plein temps et ce pour une durée aussi longue que possible (la durée officielle maximum pour une personne en visa Vacances-travail est de 6 mois chez un même patron).

Même si contrairement aux villes, Toowoomba m'a offert plus d’opportunités, la rareté de ces missions ne me permettent pas, elles, de mettre assez d'argent de côté. 
En gros dans les meilleurs cas, je stagne financièrement, dans les pires cas, je m'enfonce toujours un peu plus.

J'avais vraiment accroché sur Brisbane quelques mois auparavant, c'est alors une chance que je ne veux pas laisser passer, au risque de me priver d'une nouvelle année sur le pays-continent.


J'ai bon espoir, réponse dans quelques jours.





Deux jours plus tard, n'ayant toujours pas de réponse de la boulangerie, je suis à nouveau contacté par Ms Bond, ils ont à nouveau besoin de moi pour une journée, lundi 16 Juin 2014, dans la fameuse usine de cacahuètes.
Une journée c'est peu, certes, mais je ne peux pas cracher sur $200.

En parallèle, je reçois également une offre d'emploi, d'une autre agence d’intérim, pour 2 jours de travail, peut-être 3, dès le 17, cela tombe parfaitement bien je suis disponible. 

Pour ce travail, je suis envoyé à Gatton, la même campagne où j'avais travaillé en Nursery, au beau milieu des chrysanthèmes.

Cette nouvelle expérience, dans la quête des jobs improbables en Australie, m’amène sur une ferme, proche de l'Université de Gatton.

Il faut beau dehors, je travaille en extérieur, et mon job est d'une facilité déconcertante.

Nous sommes sur un champ qui produit des salades, mais en cette période de l’année, il faut mettre en jachère l'exploitation.

Munis de toiles, nous devons construire des "tentes", que nous devant planter sur les futurs pousses de salade, pour garder l'endroit au chaud, et à l’abri de quelconques prédateurs.

Simple, amusant, et en plus de prendre le soleil, je prends un peu d'argent.


Au retour de ces deux jours de travail, Ms Bond, m'annonce qu'ils auront besoin de moi en Bagging, dans l'usine de macadamias.
J'ai donc une semaine de travail assurée pour finir le mois de juin. 
Ouf! je vais enfin pouvoir respirer un peu.


vendredi 17 avril 2015

En route pour Table Top Mountain

Nous sommes le 25 Mai 2014.

À Toowoomba depuis maintenant environ 1 mois, il est temps pour moi de profiter de l'un de mes jours de repos pour visiter le coin.

Avec quelques uns de mes colocs, nous partons à l'assaut de la Table Top Mountain.

Il s'agit comme son nom l'indique, d'une petite montagne, avec un sommet totalement plat, depuis lequel nous pouvons apercevoir toute la région de Darling Downs. C'est l'une des principales activités de Toowoomba.

Cette marche, d'un dénivelé de 700m, se fait en 45/60minutes.
Pas très long, mais assez pentu, parfait pour faire cracher les poumons.

Au sommet, une vue à couper le souffle, pleine de verdures... Je vous laisse juger par vous même.




Ça n'a pas été simple pour tout le monde, mais au final nous l'avons fait, tout le monde est content, et profite du spectacle, à refaire bien entendu!


Nouveau job : Travailler dans une station essence!

Nous sommes le 19 Mai 2014.

Après la cessation d’activité dans mon usine de cacahuètes, me voici affecté à une nouvelle tâche.
J'ai trouvé un nouveau job, je vais travailler dans une station essence.





Je travaille donc à Drayton, 20 km de Toowoomba, dans une petite station essence qui fait également grosserie, avec une petite partie restauration avec des plats à emporter, et quelques tables et chaises pour ceux qui souhaitent consommer sur place (Dine-In / Take Away).

Pour les premiers jours, je travaille derrière la caisse, job plutôt tranquille en soit, rien de bien compliqué, encaisser les clients, les servir en cigarettes.

Oui car une chose à savoir ici, il n'y a pas de bureau de tabac comme en France, donc si vous voulez acheter des cigarettes, il faut aller dans les stations essence, les 7Eleven (ou tout autres conveniance store), ou dans les grandes surfaces (Coles, Woolworths).

Mais très vite le patron me fait comprendre qu'une place va se libérer en cuisine pour moi, avec un shift plus important (6j de travail sur 7).
Cela tombe bien j'ai besoin de rentrées d'argent.

D'autant que je viens de m'acheter un véhicule, certes pour 3 fois rien, mais c'est quand même de l'argent qu'il faut amortir.

Voici par ailleurs un cliché dudit véhicule.




Le parfait véhicule de backpacker, vieux, moche et qui fait du bruit,mais qui a énormément de place, (pratique donc pour voyager), et qui marche du tonnerre, un bon vieux V6 3.8L, 177cv ... j'en ai choqué plus d'un avec ce vieux tacot...
Mais je l'aime bien, c'est mon premier véhicule (hormis les véhicules loués), et il me sauve la mise, car avec lui je peux trouver du travail et m'y rendre plus facilement.

Le poste de cuistot est un poste intéressant, j'ai personne derrière le dos, je gère la cuisine à ma manière, je gère les stocks et fais les prises de commande auprès des fournisseurs moi même.

Pas de la grande cuisine bien sûr, on est en Australie, énormément de fritures, (dim sim, spring roll, chicko roll, kabana et j'en passe...) et pas mal de Sandwichs et Burgers en tout genre (plus d'une 20ène à connaître).
Les fameux Bacon&Eggs le matin pour le petit déjeuner, mais également la préparation de Roast Beef, Roast Pork, Corned-Beef, Roast Chicken ce qui avait le mérite de ressembler un peu plus à de la cuisine.

Les horaires 7h-15h30, royal.

En revanche la paie elle, est dégueulasse (je suis payé au black $12/h  soit $4.5 de moins que le SMIC). Mais sur le moment plutôt à court financièrement, j'accepte ce job comme dépanne, sachant que je bosse 6j sur 7, cela me permet quand même de rentrer $600/semaine, en me laissant mes après-midis.


A suivre donc. 






mardi 14 avril 2015

Un retour payant sur Toowoomba... Début d'un nouveau boulot

Ms Bond a encore frappé.

Alors que je me prépare à rentrer sur Toowoomba après un week end détente,
je reçois un coup de fil m’annonçant qu'un job m'attend dès le lendemain, il faut pour cela que je passe une "induction" en ligne.

Il s'agit d'un espèce de "concours" d’entrée dans la boite, avec des vidéos et un questionnaire à chaque vidéo.

Il s'agit en fait d'un topo pour s'assurer que je comprenne bien les valeurs de l'entreprise, ce qu'elle attend de moi, quelles sont les consignes de sécurité à respecter.

Nous sommes le 6 Mai 2014:

Dans ma quête des jobs improbables en Australie, me voici donc affecté dans une entreprise de production de cacahouètes, noix de pécan, macadamias etc...

C'est parfait, l'entreprise est à 6km de chez moi, c'est bien payé (je suis à $21/h et $30/h pour les heures sup'), et cela compte pour mon second visa! Une aubaine pour renflouer mon compte en banque!

Aujourd'hui je travaille au "bagging".
Il s'agit en gros de remplir des sacs de 20kgs de macadamias, puis de faire des palettes avec ces sacs. Un boulot d'usine, à la chaine, fatiguant, mais on bosse en extérieur, il fait beau, et ça rapporte alors forcément je prends ça bien.

Premier constat, on parle de "smoko time" ou "tea time", c'est la pause de 20 minutes ( un peu comme notre pause syndicale) où les employés vont fumer leurs clopes (pour les rares personnes qui fument) et boire leurs cafés.

On est en Australie, influence Anglaise, ici 80% des personnes boivent leurs thé avec du lait et du sucre. Pour les 19% restant,  café+lait+sucre... je suis le seul à boire un café noir, sans sucre; ça c'est fait.


Après quelques jours au bagging, je passe sur un shift de nuit (qui dit de nuit, dit meilleure paie, $26/h et $45/h pour les heures sup !!!) cette fois-ci je suis affecté à la Cracking Room.
C'est un boulot très simple, où je suis payé à contrôler le bon fonctionnement du processus de craquage des noix de pécan et macadamias qui finiront ensuite dans des sachets vendus en grande surface.
De temps en temps je dois retirer les "déchets", tels que les morceaux de bois éventuels oubliés pendant le Picking (= pendant la récolte).

C'est forcement très bruyant, alors je suis admirablement bien équipé...haha



Cela dit, il y a un avantage, je peux chanter, personne ne m'entendra.
Il faut bien s'occuper les nuits sont parfois très longues!
Mais au final c'est plutôt cool car les soirs où l’activité est faible, nous prenons des pauses à rallonge (des fois quasiment 2h dans mon shift de nuit), être payé à rien faire, le pied.


 Nous sommes le 17 Mai 2014 :

Fait intéressant de la soirée, je discute avec un collègue de travail et j'apprends que ce dernier est d'origine de Papouasie-Nouvelle Guinée.

Jusque là, rien de bien extraordinaire, la Papouasie étant très proche de L'Australie. Seulement j'apprends au fur et à mesure de la conversation que ce dernier est le fils du chef d'une très grande tribu. J'ai le droit alors à quelques détails de sa vie, et de comment se passe la vie en général en Papouasie, ce que c'est de vivre en tant que fils d'un chef de tribu, discours très enrichissant.

Il était prédestiné à devenir le chef à son tour, quand viendra la mort de son père, mais il m'a raconté que c’était quelque chose qui ne l'intéressait pas et qu'il a préféré faire sa vie en Australie (à l’époque où il était encore facile pour les Papous de venir ici) car les conditions de vie là-bas sont très difficiles.

En revanche, et ça je peux le comprendre quelque part, son fils de 18ans, qui lui est né en Australie et n'a jamais vécu en Papouasie,  rêverait de prendre la succession de son grand-père.
Comme le dit son père, c'est avant tout un fantasme, le fait de s'imaginer devenir chef, adulé par tout une communauté, mais il ne se rend pas compte des conditions misérables dans lesquelles ils vivent, et ce qu'implique d’être chef de tribu (en cas de conflit etc...), car il a toujours vécu ici, avec le confort d'un pays riche.


Après quelques jours de travail dans cette entreprise, il n'y a malheureusement plus de poste à pourvoir pour moi, l’activité étant au minimum en cette période, il va donc falloir rechercher un nouvel emploi...

Toowoomba -> Nimbin -> Springbrook National Park -> Surfers Paradise -> Toowoomba

N'ayant plus de boulot depuis peu et un peu de temps à tuer, je décide de me faire un petit road trip dans les environs.

Après mon retour sur Toowoomba, juste le temps de déposer mes affaires dans l'Auberge, et je file chez Avis pour louer une voiture pour le week-end.

Au programme un festival du doux nom de Mardi Grass dans le non moins célèbre village hyppie de Nimbin, puis une marche au Springbrook National Park, puis pour finir l'après midi et la soirée sur Surfers Paradise, sur la Gold Coast.



Nimbin, est un petit village perdu dans les hauteurs de la Rainbow region, à 800 km au Nord de Sydney, depuis Toowoomba où je me situe ce petit village est à environ 400km au Sud. Lieu important de la culture des aborigènes Bundjalung, il est devenu depuis quelques années un lieu mythique où la culture hyppie est mise en avant.
Le village est haut en couleurs, ici c'est ambiance Woodstock des temps moderne avec une ferveur acharnée en faveur de la culture et de la consommation du cannabis.






Elle atteint son apogée de fréquentation lors du festival Mardi Grass* organisé chaque année, début Mai.

(*littéralement le Mardi de l'herbe par analogie homophonique avec la fête traditionnelle du Mardi Gras).

Tout est axé autour du Cannabis, des conférences sont organisées sur les bienfaits de la culture du chanvre, des concerts, défilés, et enfin des concours, il s'agit des Hemp Olympics.

A cette occasion différentes épreuves ludiques ont lieu:

- The Joint Rolling competition: deux catégories pour cette épreuve, celle de la personne qui roulera le joint le plus rapidement et celle de la personne qui roulera le plus joli joint avec autant de feuilles possible en 10 minutes.

- The Bong Throwing competition. Une épreuve de lancer de bangs. Généralement les personnes scandent des slogans à ce moment là du type "free marijuana".

- Irongrower Person Event . Il s'agit d'un parcours à effectuer le plus rapidement possible. Les hommes portent un sac de fertilisant sur le dos de 40kg, les femmes elles, de 20kg..

Vous aurez compris le principe.



Voici un petit aperçu de l’édition de 2014.




 Une très bonne ambiance, très détendue, différents chill-out, différentes scènes, un plaisir pour les oreilles.
Spéciale dédicace au concert de Funk/Blues auquel j'ai pu assister à l’intérieur de l’espèce de salle des fêtes, le dimanche soir. Une superbe énergie, de la musique de qualité avec une chanteuse à la voix très proche de celle de Janis Joplin, un véritable régal! 
Au delà du simple fait de la qualité de ce groupe de musique, c'est surtout l’énergie qui m'a comblé. Tout le monde dansait, enfants, ados, adultes, et personnes âgés, aucune distinction, tous dans un même but, s'amuser, et c'est aussi ça l'esprit de Nimbin, le plaisir de la vie avant tout.

Une fois la soirée et le festival terminés, je fais connaissance avec quelques personnes en bord de route, nous sommes garés au même endroit, eux aussi ont prévu de dormir dans leurs voitures. On passe un bout de soirée ensemble, puis je tire ma révérence, je veux me lever tôt le lendemain pour visiter le National Park de Springbrook.






Nous sommes le 5 Mai 2014, il est 7h pétantes, l'heure pour moi de descendre de ma montagne pour rejoindre le National Park, à 100km plus au nord.
Après un petit déjeuner avalé sur le pouce je reprends la route au volant de ma trottinette.




Le National Park de Springbrook est un parc national surplombant la Gold Coast.
C'est à la base une chaine de volcans aujourd'hui éteinte.
De la verdure en veux-tu en voilà, ça me rappelle un peu les volcans qu'on a en France.
A la différence qu'ici, on a plusieurs Lookout (= point de vue) sur des cascades, et la principale sur la Gold Coast (on voit au loin les buildings de Surfer Paradise, le Miami Australien).











Différentes pistes de marche, quelques activités à faire, dont une dans un des spots les plus connus, une espèce de grotte d’où il est possible d'observer la fameuse cascade naturelle ainsi que des vers luisants la nuit tombante (encore faut-il être patient.)


Le lieu le plus connus du Park, la cascade naturelle.



De nuit avec les vers luisants.

 

En petit bonus:




Après cette matinée de marche, deux trois shoots photos des meilleurs spots, je reprends la route en direction de la côte, plus précisément Surfers Paradise.

Surfers, pour résumer, c'est le Miami miniature, version Australien.

Une plage principale immense, des buildings en bord de plage, des surfers, des playmates, bref, que du fake =).

C'est à faire une fois cela dit.

Vous vous douterez bien qu'ici, tout est axé autour du luxe, entre boutiques, appartements et voitures, il y en a pour son compte.







Bref, un week-end chargé, parfait pour se régénérer et attaquer une nouvelle semaine. Retour prévu à Toowoomba dans la soirée.




lundi 13 avril 2015

Cap sur Gatton...préparation de la fête des mères

17  Avril 2014.

L'appel n'aura donc pas traîné, Ms Bond porte bien son nom, et à défaut de sauver le monde, elle va en tout cas sauver mon portefeuille pour les prochains jours.

Je vais donc travailler dans une Nursery sur Gatton, à 40km de Toowoomba.

Après donc un peu moins d'une semaine sur Toowoomba, me voici déjà sur les routes pour une nouvelle aventure!
N'ayant pas de véhicule à ma disposition, je me dois de vivre sur place, heureusement pour moi un Caravan Park est à disposition sur Gatton.

Je réserve donc une semaine dans une cabine, un genre de mobile-home tout équipé avec 3 lits, et une cuisine pour $80/semaine, une aubaine.

Le Caravan Park est assez grand, il contient même une petite piscine, parfait pour se rafraîchir après une longue journée de travail. 


Beaucoup de Français sont ici dans l'espoir de trouver du travail. La plupart d'entre eux se font exploités dans les champs de tomates,  de salades, de haricots et j'en passe.
Je suis chanceux avec mon travail en Nursery payé alors $21/h (soit 15€/h).



Alors les Nurseries en Australie, en quoi ça consiste?

C'est tout simplement un endroit où l'on s'occupe de le pousse de jeunes plants, que ce soient de fleurs, ou de légumes (tomates, salades, piments etc...).
Au programme, rempotage, taillage, arrosage, entretien des plantes.

Je travaille en extérieur dans un très grand jardin exotique, avec de très grandes serres. Le travail n'est pas physique, il n'est pas difficile, et comble de tout, je ne suis entouré que de nanas, le top!




Je travaille à l'occasion d'une recrudescence d’activité en vue de la préparation de la fête des mères.
Fait intéressant, je suis affecté à la préparation des bouquets de....chrysanthème.
Oui vous avez bien lu, ici, ils offrent des chrysanthèmes pour la fête des mères, pas sûr que la mienne apprécie ce genre de cadeau.



Après 2 boulots réduit à un "esclavagisme moderne" pour caricaturer la chose, je découvre enfin les réelles conditions de travail à l'Australienne.

Ici premier constat, tu as toujours un patron derrière toi pour te motiver.
Les pauses sont respectées, et en fin de journée tes supérieurs te remercient.

L’activité étant assez importante à cette période de l’année, quand nous faisons des shifts de 9h/10h voire plus, on a même droit à une série d'applaudissement en fin de journée.

Ce n'est clairement pas en France que l'on serait remercié comme cela.


Même si j'avais espéré rester un peu plus longtemps sur Gatton (surtout dans l'optique de renflouer mon compte en banque un maximum et faire un maximum de jours pour le second visa), je fini le boulot le 4 Mai.

Il est donc temps pour moi de quitter le Caravan Park, ne voulant pas me risquer à faire des journées de travail en ferme pour trois francs six sous.

Je décide de me rendre à nouveau à Toowoomba, place qui m'avait à priori porté chance quelques jours auparavant.

J'ai un peu d'argent de côté, alors je décide de louer une voiture, ce weekend, c'est Mardi-Grass sur Nimbin...

Une nouvelle aventure à découvrir bientôt.